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Payant
Mais je fais aussi des faces comiques! Pour ce nouvel effort, je ne vous ferai pas le coup du « un spectacle plus personnel… » Ça, je l’ai déjà fait. Je me tourne ici vers les autres – vers une autre en particulier – et vers une maladie incurable qui nous soutire, à ma famille et moi, notre mère : une inimitable iconoclaste, libre penseuse ouverte sur le monde et sa beauté; une amoureuse de la vie laissant un impact colossal sur la mienne. Notre aventure familiale à travers le système de santé, ses failles, ses réussites (oui, oui…), notre rôle de proches aidants et notre rapport collectif bien curieux avec le vieillissement et le sort des ainés. J’ai écrit ce spectacle sur une période de sept ans. À travers l’accompagnement dans la maladie, la perte d’autonomie, la colère et les petits rayons de lumière. Un journal intime devenu public. Ma sœur Marie y est très présente. Elle est mon équipière, la capitaine de notre navire familial. Voici, en ses mots, ce que je tente d’exprimer depuis tantôt : « C’est ça que ça laisse la maladie : la beauté. Quand la frénésie des obligations et des plans de vie s’éteint, il reste la beauté. Pas celle formatée et criarde imposée par le monde extérieur, mais celle qui se cache dans les intersites de la vie. Ceux qu’on passera la majeure partie de notre vie à ne pas voir, parce qu’on est occupé à autre chose. Les moments suspendus au cœur même du temps. Les petites blagues, la douceur d’une caresse, d'un regard complice, un air fredonné. Quand la maladie efface tout de la vie utile, il reste la beauté. »